près une mise en bouche aur la côte albanaise, nous attaquons les choses sérieuses. Nous pénétrons à l'intérieur des terres où nous attendent fjords, pistes, statues du roi Zog et chèvres au milieu du chemin. Les routes nationales y sont suprenantes de diversité.
3ème jour
Schköder à Peshkopi par le lac Koman et les pistes
Le voyage se poursuit sur un lac qui s’étend sur des kilomètres entre des montagnes enneigées et au travers de gorges étroites et profondes. Nous débarquons alors à Fierzë et re-départ sur des routes de montagnes interminables qui rappelent furieusement celles des fjords norvégiens: un kilomètre en ligne droite se transforme en 15 kilomètres de virages. Les heures s’enquillent et pas vraiment les kilomètres.
La SH30, une "route-qui-à-l’air-tellement bien” avec un nom qui garantit qu'elle est tout ce qui a de plus officielle
4ème jour
Peshkopi à Отешево (Oteshevo) par le lac Ohrid
Le soleil est déjà haut à l’horizon quand nous partons de Peshkopi. Non sans avoir fait le plein de jus de fruits savamment macérés au magasin du coin pour pouvoir assurer une clareté impeccable des visières. La frontière macédonienne nous attend pour un passage plutôt rapide et simple. Macédoine (du Nord qui se distingue de celle de fruit car elle porte des majuscules) qui s’ouvre sur de belles routes sineuses qui progressent le long de lacs artificiels et de forêts enchanteresses qui ne déparaierent pas en Finlande… hormis une température nettement plus méditerranéenne et l’absence d’élan (l’ongulé donc).
Nous atteignons alors Ohrid, au bord du lac du même nom (comme Constance et Genève en fait). Et son bord de lac qui rappelle furieusement la riviera vaudoise en plus forestier et donc sans les vignes (c’est ça qui est furieux). Très belle et engageante, mais pas si dépaysante pour nous autre. C’est l’occasion de goûter à une délicieuse macédoine de légumes (et de subiles steacks hâchés de cervelas au jambon et fromage). C’est tellement meilleur quand c’est servi sur place, un peu comme des spaghettis “bolognaise” à Bologne. Bien que dans ce cas ils se nomment “al ragù” en fait.
On s’y sent tellement bien (dans ses bottes), mais la route nous appelle et nous suivons la rive pour visiter le monastère Sveti Naum à quelques encablures de la frontière albanaise. Une superbe découverte dans un lieu enchanteur et calme. On comprend que les moines s’y sentent à l’aise : les pieds dans l’eau, aux abords d’une foret dense et un monastère richement décoré “dans son jus” avec des icônes peints à même les parois. Et quelques paons qui se promènent dans les alentours. Nous n’avons pas compris le rapport entre tous ces éléments, mais nous avons adoré l’atmosphère qui y régnait.





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